Serjo Massillon est le nom d’un soldat actif de la Force Armée d’Haïti qui vient d’être libéré par 2 substituts commissaires du gouvernement et le doyen alors qu’il a été arrêté par des agents de la Police Nationale d’Haïti le 30 septembre 2021, avec en sa possession une arme illégale et était au volant d’une voiture appartenant au journaliste Widlore Merancourt.
Selon ce qu’a rapporté le Réseau National de Défense des droits Humains, DANS UN document de 3 pages paru le lundi 8 novembre 2021, le journaliste Widlore Merancourt qui se trouvait le 15 octobre 2020, devant les locaux de son bureau sis à Bourdon avait perdu sa voiture de marque Suzuki Vitara, de couleur grise , immatriculée BB 95936. Des individus armés lui avaient demandé de monter ledit véhicule, et après avoir parcouru quelques mètres, es agresseurs l’ont sommé de descendre et ont filé avec la voiture.
Le 30 septembre 2021, Widlore MERANCOURT se trouvait dans un taxi à l’Avenue Martin Luther King lorsqu’il a vu passer son véhicule et il a alerté ,dans l’immédiat, une patrouille policière. Après la vérification des numéros de série du moteur du véhicule et du châssis, les policiers ont conclu que c’était effectivement la voiture de Widlore Merancourt que conduisait Serjo Massillon, explique le Réseau National de Défense des Droits Humains.
Serjo Massillon a été appréhendé par les forces de l’ordre. Il avait doté le véhicule d’une nouvelle plaque d’immatriculation de :BB28187 et avait en sa possession une arme de calibre 9 millimètres de marque Walther qui n’est ni celle des soldats de l’armée ni enregistrée à son nom.
Après son arrestation, le parquet de Port-au-Prince a saisi le dossier. Le 14 octobre 2021, une délégation de pouvoir a été octroyée à la Section Départementale de la Police Judiciaire (SDPJ) ,pour une période de 30 jours, par le substitut commisaire du gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Orange Romain.
C’est avec le plus grand étonnement que le RNDDH informe avoir appris que Serjo Massillon a bénéficié d’un ordre de libération émis le 29 octobre 2021, par le substitut commissaire du gouvernement, Me Gérard Belony Norgaisse. Ceci est survenu, selon mes données du RNDDH, après une séance en habeas corpus présidée par le doyen du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince Me Bernard St-vil , tenue le 20 octobre 2021, avec la participation du substitut commissaire Me Québex Jean comme représentant du ministère public.
Fort de ce constat, le RNDDH dit mettre en question la célérité de la juridiction de Première Instance de Port-au-Prince qui n’a pas même permis aux magistrats d’attendre les résultats de l’enquête de la SDPJ. “la juridiction de première instance de Port-au-Prince s’étant mobilisée pour libérer rapidement Serjo MASILLON sans tenir compte de la plainte déposée par Widlore MERANCOURT, le RNDDH remet la vie de ce dernier aux mains du doyen Bernard SAINVIL et des parquetiers Québex JEAN et Gérald Bélony NORGAISSE”, a regretté et alerté le RNDDH.
En conclusion, le RNDDH recommande aussi au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) et à la Direction des affaires judiciaires du ministère de la Justice et de la Sécurité publique d’entamer enfin ce processus tant attendu de certification de tous les magistrats, juges et parquetiers, de première instance de Port-au-Prince. Il invite aussi le CSPJ à porter une attention particulière à la gestion du décanat par le doyen Bernard SAINVIL.
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