
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a finalement manifesté hier lundi 16 mai, son désaccord à l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan. “Nous ne cèderons pas sur l’adhésion à l’Otan de ceux qui appliquent des sanctions envers la Turquie”.
Selon RFI, la Turquie, assure qu’il ne s’agit pas de « marchandage », mais de défendre la « sécurité de la Turquie ». Deux choses sont réclamées : la levée de l’embargo que ces deux pays – comme d’autres États européens – imposent aux ventes d’armes à la Turquie depuis son opération militaire contre les forces kurdes en Syrie à l’automne 2019, et l’extradition d’individus considérés comme « terroristes ».
La question à se poser, est-ce qu’Ankara seule peut faire obstacle à la demande d’adhésion de ces deux pays ?
La réponse est malheureusement, oui. Puisque selon la charte de l’organisation de l’atlantique Nord (OTAN), en cas adhésion d’un nouveau, il faut convaincre la totalité des anciens membres. Erdogan a saisi la bonne occasion pour avancer ses revanches.
Léonel Louis-Jacques
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